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ROSETTA OU LA VRAIE SIONISTE

 

Mardi 9 juin 2009
Je suis faite de tous les visages ( Poème de Rachel Franco )

Je suis faite de tous les visages

Des femmes qui, à l´âge tendre sont excisées,

De celles qui vivent enfermées par leurs geôliers légaux,

De celles qui, pour avoir serré la main d´un autre homme, sont mutilées

De celles aveuglées par l´acide des maris suspicieux,

De celles qui, au nom d´un honneur de famille sont mutilées, assassinées,

De celles qui, au nom de la Charia sont lapidées,

De toutes ces femmes inconnues qui souffrent

Parce qu´elles sont femmes,

Je suis faite de leurs regards.



Que de visages inconnus habitent en moi !

Comment pourrai-je me dérober aux voix de leurs souffrances ?

Je suis à leur écoute,

Libre de parler pour elles,

Libre de réveiller les consciences endormies.

Je suis faite de leurs regards,

Cachés derrière un tissu noir.



Je suis faite de tous les visages

Des hommes qui vivent dans les fers

Du totalitarisme politique et religieux,

Des hommes fouettés parce qu´ils aiment la musique sacrilège,

Des torturés du désert par sadisme royal,

De ceux qui sont pendus parce que leurs amours sont différents,

Des hommes qui ont peur d´être eux-mêmes

Parce qu´ils n´adhèrent pas aux dogmes d´un islam nazifiant,

De tous ces hommes inconnus qui souffrent

Parce qu´ils sont autres,

Je suis faite de leurs regards.



Que de visages inconnus habitent en moi !

Comment pourrai-je me dérober aux voix de leurs souffrances ?

Je suis à leur écoute,

Libre de parler pour eux,

Libre de réveiller les consciences assoupies.

Je suis faite de leurs regards,

Cachés derrière un masque noir.




Je suis faite du visage des mères aimantes

Qui veulent la vie pour leurs enfants et non la mort des justiciers de Dieu,

Je suis faite du visage des mères soucieuses

Qui veillent à transmettre l´Amour et non la haine,

De celles qui espèrent la Paix et non la guerre,

De celles qui prient pour le bonheur et non pour le malheur,

De toutes ces mères qui dans le silence et la foi

Offrent le meilleur d elles-mêmes,

Parce qu´elles sont mères

Je suis faite de leurs espoirs.



Que de visages inconnus habitent en moi !

Comment pourrai-je me dérober aux voix des enfants qui rêvent ?

Je suis à leur écoute,

Libre de parler pour eux,

Libre de réveiller les consciences éloignées.

Je suis faite du regard des mères

Penchés sur la vie de leurs petits.



Je suis faite de tous les visages de mes ancêtres,

Des 12 fils de Jacob descendus en Egypte,

Des Juifs emportés dans la violence et le sang,

Sur les bûchers de l´Inquisition

Massacrés dans les pogroms de l´Histoire,

Brûlés dans des fours humains,

Haïs parce que fidèles à la Tradition de leurs pères,

De tous ces hommes qui n´ont pas cessé de croire

Et qui ne demandaient rien que de vivre leurs Rites,

Je suis faite de leurs visages.



Que de visages habitent en moi !

Ceux des femmes et des hommes en souffrance

Poursuivis et persécutés parce que différents.

Comment pourrai-je me dérober aux voix qui me chuchotent

Que je suis libre dans un pays libre

De me faire l´écho de leurs tristes vies,

Libre dans un pays libre

De dire l´inacceptable.

Je suis faite de leurs voix.



(Rachel Franco - Jérusalem le 7 Juin 2009)


Par ROSETTA - Publié dans : poesie juive et biblique
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Mercredi 22 avril 2009
Le Chant du peuple juif assassiné
Poème d'Isaac Katznelson


La peur, l’angoisse, la terreur horrible m’enserrent étroitement.
Les wagons sont là, de nouveau !
Partis hier soir, et de retour aujourd’hui, ils sont là, de nouveau là,
sur le quai.
Tu vois leur gueule ouverte ?
La gueule ouverte dans l’horreur !
Ils en veulent encore !
Encore, de nouveau. Rien ne les rassasie.
Ils sont là, ils attendent les Juifs.
Quand les apporte-t-on ?
Affamés comme s’ils n’avaient encore jamais englouti leur Juif...
Jamais... Mais oui ! ils en veulent encore, toujours plus.

Ils en veulent encore.
Ils sont là, attendant qu’on leur prépare la table,
Qu’on serve le repas, qu’on serve des Juifs autant qu’il en pourra entrer.
Des Juifs !
Vieux peuple aux enfants tout jeunes, jeunes et frais,
Grappes jeunes sur un vieux cep ;
et des vieillards comme le vin fort est vieux.

Ils étaient pleins pourtant, gavés, étouffés de Juifs !
Les morts debout, serrés, coincés entre les vivants,
Les morts debout sans toucher le sol à force d’être serrés,
Sans que l’on puisse voir dans la masse lequel est mort et lequel est vivant.

La tête du mort, comme une tête vivante, se balançait de-ci de-là,
Et sur le vivant coulait déjà la sueur de la mort.
L’enfant réclame à boire à sa mère, morte, une goutte d’eau,
Il lui frappe la tête de ses petites mains, pleurant parce qu’il a chaud.

Wagons vides ! Vous étiez pleins et vous voici vides à nouveau,
Où vous êtes-vous débarrassés de vos Juifs ?
Que leur est-il arrivé ?
Ils étaient dix mille, comptés, enregistrés – et vous voilà revenus ?
Ô dites-moi, wagons, wagons vides, où avez-vous été ?

Vous venez de l’autre monde, je sais, il ne doit pas être loin :
hier à peine vous êtes partis, tout chargés, et
aujourd’hui vous êtes déjà là !
Pourquoi tant de hâte, wagons ?
Avez-vous donc si peu de temps ?
Vous serez bientôt, comme moi, des vieillards,
bientôt brisés et gris.

Voir tout cela, regarder et entendre... Malheur !
Comment pouvez-vous le supporter, même faits de fer et de bois ?
Ô fer, tu étais enfoui dans la terre, profond, ô fer froid.
Et toi, bois, tu poussais, arbre sur la terre, haut et fier !
Et maintenant ? Des wagons, des wagons de marchandises
et vous regardez, témoins muets de cette charge,

Muets, fermés, vous avez vu.

Dites-moi, ô wagons, où menez-vous ce peuple,
ces Juifs emmenés à la mort ?

Ce n’est pas votre faute.
On vous charge,
on vous dit : va !

On vous envoie chargés, on vous ramène vides.
Wagons qui revenez de l’autre monde, parlez, dites un mot,
Faites parlez vos roues, que moi, que moi je pleure...




Isaac Katznelson,
octobre 1943,
"Le Chant du peuple juif assassiné"


Ce poème écrit alors que son épouse et deux de ses fils venaient d’être déportés de Varsovie aux chambres à gaz de Treblinka et que lui-même et son dernier fils allaient connaître le même sort un peu plus tard.
Isaac Katznelson fut déporté de France par le convoi n°72 pati de Drancy vers Auschwitz le 29 avril 1944.
Par ROSETTA - Publié dans : poesie juive et biblique
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Mardi 21 avril 2009
"Eretz, eretz, eretz,
Pays d'un bleu sans nuages,
Pays de soleil et aussi le lait et de miel,
Pays ou nous sommes nés
Ou nous demeurerons toujours
Nous serons ici, quoi qu'il arrive.
Pays que nous chérissons tant,
De nos coeurs si proche,
Pays que nous adorons
Nôtre pour toujours.
Pays ou sommes nés
Ou nous demeurerons toujours,
Nous serons ici, quoi qu'il arrive.
Eretz, eretz, eretz,
Pays de mer et de ciel,
Ou fleurs et enfants s'élèvent si haut,
Vers le nord les collines
Les vastes déserts du sud,
Et les frontières longues et étroites de chaque côté...
Eretz, eretz, eretz,
Pays de torah,
Tu es pour moi source de lumière et de foi.
Eretz, eretz, eretz,
Nôtre toujours tu seras,
Car la légende est devenue réalité.
Pays que chérissons tant..."
Par ROSETTA - Publié dans : poesie juive et biblique
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Lundi 6 avril 2009
Par ROSETTA - Publié dans : MES MONTAGES PHOTOS
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Lundi 6 avril 2009
Par ROSETTA - Publié dans : MES MONTAGES PHOTOS
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