Vendredi 26 décembre 2008
" Tandis que la nouvelle Jérusalem sort ainsi du désert,
brillante de clarté, jetez les yeux entre la montagne de
Sion et le temple; voyez cet autre petit peuple qui vit
séparé du reste des habitants de la cité.
épris, il baisse la tête sansse plaindre; il souffre toutes les avanies sans demanderjustice; il se laisse accabler de coups sans soupirer; on lui demande sa tête: il la présente au cimeterre.Si quelque membre de cette société proscrite vient àmourir, son compagnon ira, pendant la nuit, l'enterrerfurtivement dans la vallée de Josaphat, à l'ombre du temple de Salomon. pénétrez dans la demeure de ce peuple, vous le trouverez dans une affreuse misère,
faisant lire un livre mystèrieux à des enfants qui, à
leur tour, le feront lire à leurs enfants.
Ce qu ils faisaient il y a 5000 ans,
Ce peuple le fait encore.
Il a assisté dix- sept fois à la la ruine de Jérusalem,
et rien ne peut le décourager; rien ne peut
l'empécher de tourner ses regards vers Sion.
Quand on voit les juifs dispersés sur la terre, selon la
parole de Dieu,on est surpris sans doute; il faut voir
ces légitimes maîtres de la Judée esclaves et
étrangers dans leur propre pays; il faut les voir
attendant, sous toutes les oppressions,
un roi qui doit les délivrer.
Ecrasés par la croix qui les condamne, et qui est
plantée sur leurs têtes, cachés près du temple
dont il ne reste pas pierre sur pierre, ils
demeurent dans leur déplorable aveuglement.
Les Perses, les Grecs, les Romains ont disparu de
la terre: et un petit peuple, dont l'origine précéda
celle de ces grands peuples, existe encore sans
mélange dans les décombres de sa patrie.
Si quelque chose, parmi les nations, porte le
caractère du miracle, nous pensons que ce
caractère est ici.
"Voyage en Orient, Itinéraire de Paris à
Jérusalem et de Jérusalem à Paris"
Chateaubriand 1811
***********************************************
« …L'Homme ne vit pas éternellement, il se doit de tirer profit de sa vie au maximum ...
Je ne veux pas arriver à un certain âge, regarder autour de moi et découvrir,
Soudain que je n'ai rien construit ni créé. Je ne veux pas ressembler à certains hommes
Qui grouillent et volent comme des insectes, ne faisant jamais rien,
Pris par la "routine de leur vie".
Ces hommes descendent un jour dans leur tombe en ne laissant derrière eux .
Que leurs enfants qui reviendront, à leur tour, sous cette pseudo-existence improductive.
Je dois être conscient que ce n’est pas au moment de ma mort
Que je devrais rendre compte de ma vie.
A chaque moment de ma vie, je dois pouvoir me dire :
« J’ai fait ceci et aussi cela ».
Je dois tendre en tant qu’individu vers la perfection dans ma vie ;
Et ceci non pas grâce aux autres mais uniquement grâce à moi-même :
Je suis un « monde entier".
Si je me trompe et me détourne je reviendrai et reconstruirai.
Il n’y a aucune raison que la tour que je construis autour de moi,
De ma personnalité, de mon caractère ne s’élève pas jusqu’au sommet.
La mort, C'est la seule chose qui me dérange ; elle ne me fait pas peur mais elle m’intrigue…
Elle ne m’effraie pas, car je ne donne pas beaucoup de valeur à une vie sans idéal.
Et, si je dois sacrifier ma vie pour réaliser cet idéal que je me suis fixé, je le ferai avec joie.
Yonathan Netanyahou
Les lettres de Yoni Netanyahu : Le commandant de l'opération Entebbe
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Le Sable et le Soldat ( Serge Gainsbourg )
Oui, je défendrai le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël;
Quitte à mourir pour le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël;
Je défendrai contre tout ennemi,
Le sable et la terre, qui m'étaient promis
Je défendrai le sable d'Israël,
Les villes d'Israël, le pays d'Israël;
Quitte à mourir pour le sable d'Israël,
Les villes d'Israël, le pays d'Israël;
Tous les Goliaths venus des pyramides,
Reculeront devant l'étoile de David.
Je défendrai le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël;
Quitte à mourir pour le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël;
Quitte à mourir pour le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël;
( Serge Gainsbourg 1967 )
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Mon Dieu, mon Dieu, faites que ces choses ne prennent jamais fin,
Le sable et la mer,
La ruée des eaux,
Le fracas du ciel,
La prière de l’Homme.
(Halikha LeKesariya ("Une balade à Caesarea" Hannah Senesh 1944 )
***********************************************
Bénie soit l’allumette qui se consume comme du petit bois dans la flamme.
Bénie soit la flamme qui brûle dans la forteresse secrète du cœur.
Béni soit le cœur assez robuste pour arrêter de battre pour l’honneur.
Bénie soit l’allumette qui se consume comme du petit bois dans la flamme.
Un - deux - trois... huit pieds de long
Deux enjambées, le repos est sombre...
La vie est un point d'interrogation éphémère
Un - deux - trois... peut-être une autre semaine.
Ou le mois prochain pourra me trouver encore ici,
Mais la mort, je la sens proche.
J’aurais eu 23 ans en juillet prochain.
J'ai joué à ce qui importait le plus, les dés ont roulé. J'ai perdu.
Hanna Senesh , ecrit dans sa cellule en Hongrie ,
***********************************************
A mon pays
Je ne t'ai pas chantée ma terre
Et je n'ai pas orné ton nom
Par des prouesses
Par le butin des combats :
Mes mains n'ont fait que planter un arbre
Sur les rives tranquilles du Jourdain
Mes pieds n'ont fait que fouler un sentier
A travers champs.
Il est bien pauvre mon présent,
Je le sais, ma mère,
Il est bien pauvre
Le présent de ta fille :
Rien qu'un cri de joie
A la lumière de l'aube
Rien que des larmes cachées
Pour ta propre pauvreté.
( Rachel )
**********************************************
Peut-être...
Peut-être les choses n'ont-elles jamais existé ?
Peut-être. . .
Jamais ne me suis-je levée à l'aube pour aller au jardin,
Y travailler à la sueur de mon front ?
Jamais pendant les journées longues et brûlantes
Des moissons,
Du haut de la gerbière chargée de foin Je n'ai fait entendre ma voix
Jamais je ne me suis trempée dans l'azur tranquille
Et la pureté de tes eaux Mon Kinereth, Oh ! mon Kinereth,
Existes-tu ? Ou l'ai-je rêvé ?
Rachel
***********************************************
Moi, le troubadour ( Itsik Manguer , poeme Yiddish)
Moi, le Troubadour,
Avec le vent dans mes cheveux,
Nous sommes là, debout,
Sous les pâles lanternes de la nuit
Agitant des mouchoirs plein de sang
Pour dire adieu pour toujours
A notre malheur qui nous colle
A notre Étoile.
D'ici, nous partons vraiment,
Avant même que les blés ne soient mûrs
Avant même que les fleurs ne se soient fané.
Moi, la Troubadour,
Avec le vent dans mes cheveux,
Nous, qui avons accouché la beauté dans la cave,
Nous sommes là, debout,
Tous épuisés
Et lassés de nous-mêmes, de l'Étoile et de la chanson...
Nous partons vraiment,
Vers de sombres Torahs plus tranquilles,
Avant même que les blés ne soient mûrs
Avant même que l'avoine ne soit prête à couper.
Et peut-être, comme des statues silencieuses et bleuâtres
Dans les blafardes soirées de Septembre
Nous dresserons-nous
Dans vos recoins,
Ni vus ni connus,
Seuls...
Et nous martèlerons de nos tristes doigts
Pour vous rappeler
Que nos vies, elles, se sont fanées
Avant même que las blés ne soient mûrs
Avant même que l'avoine ne soit prête à
couper.Et soudain, vous percevrez le mot
Même le plus faible à entendre
Et vous resterez assis
Saisis, plongés dans vos pensées, comme
absents...
Tandis qu'au-dessus de vos têtes
Se brûleront des étoiles
Et d'effroi,
Vous tomberez à genoux,
Pour ceux,
Pour tous ceux
Dont les vies se sont déjà
Fanées
Avant même que les blés ne soient mûrs,
Avant même que l'avoine ne soit prête à
couper
***********************************************
Quelque part (H. Leivik , poete Yiddish )
Quelque part au loin
La terre interdite s'étend
On y voit bleuir des monts argentés
Un sol vierge au loin si tentant,
En un lieu profond,
Un vaste trésor nous attend
Un vaste trésor pétri dans la terre
Enseveli au fond des temps.
Quelque part au loin
Vit un prisonnier solitaire
Et sur son front la clarté du soleil
Descend et s'éteint par mystère.
Quelque part au loin
Dans la neige une ombre se terre,
Sans pouvoir trouver jamais le chemin
Interdit qui mène à sa terre.
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Poeme de Haim Bialik , en memoire a sa mere , veille de Shabbat ...
« Ma maman, bénie soit sa mémoire, fut une sainte femme…
Le vendredi soir, au crépuscule, pas de bougie, ni de pain dans la maison. Désespérée, elle chercha partout et par miracle trouva deux petits sous. « Du pain ou des bougies ? Un grand dilemme. Elle sortit et acheta deux bougies pour la prière. Mit la nappe blanche. Changea de robe et se couvrira la tête. La gorge serrée et le cœur gros, elle se prépara à accueillir Dieu et le saint shabbat. Lorsqu’elle eut fini de bénir, une larme coula de sa joue et tomba sur l’une des bougies, qui s’éteignit.
Le shabbat demeura humilié, borgne. La pauvre femme, bouleversée, les mains levées, les yeux clos et les épaules secouées par les sanglots et l’ardeur de la prière. C’est alors que jaillit une boule de feu qui ralluma la bougie éteinte. Soudain, la maison fut emplie de lumière. Elle ouvrit les yeux et vit sept jours de clarté autour d’elle »…
Bialik ( 1873- 1934 )
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Pourquoi je suis juif,
Je suis juif, parce que, né d'Israël, et l'ayant perdu, je l'ai senti revivre en moi, plus vivant que moi-même.
Je suis juif, parce que, né d'Israël, et l'ayant retrouvé, je veux qu'il vive après moi, plus vivant qu'en moi-même.
Je suis juif, parce que la foi d'Israël n'exige de mon esprit aucune abdication.
Je suis juif, parce que la foi d'Israël réclame de mon cœur toutes les abnégations.
Je suis juif, parce qu'en tous lieux où pleure une souffrance, le juif pleure.
Je suis juif parce qu'en tous temps où crie une désespérance, le juif espère.
Je suis juif, parce que la parole d'Israël est la plus ancienne et la plus nouvelle.
Je suis juif, parce que la promesse d'Israël est la promesse universelle.
Je suis juif, parce que, pour Israël, le monde n'est pas achevé : les hommes l'achèvent.
Je suis juif, parce que, pour Israël, l'Homme n'est pas créé : les hommes le créent.
Je suis juif, parce qu'au-dessus des nations et d'Israël, Israël place l'Homme et son Unité.
Je suis juif, parce qu'au-dessus de l'Homme, image de la divine Unité, Israël place l'Unité divine, et sa divinité.
Edmond FLEG, 1928
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Chant de nourrice
Dors, ma fleur, mon fils chéri;
pendant que je balancerai ton berceau,
je vais te dire le conte de ta vie.
Je commence par te prévenir que tu es
un Hébreu, Que tu as Israël pour nom
et que c'est là ton titre de noblesse.
Ô mon chéri, quand tu seras avec des gens
étrangers à ton peuple,
ne sois pas honteux devant leurs insultes
mais responds-leur bien haut.
Oh! je te prie, sois sans peur aucune,
dis leur: <Ne suis-je pas le descendant
des saints, fils du peuple eternel,>
fils du peuple éternellement persécuté
malheureux comme point d'autre,
glorieux quand même,
car il dure, et cela depuis des siècles
et cela pour toujours.
Ne désespère point, mon fils chéri
parceque ton peuple est en exil.
Crois plutôt que le soleil de la justice
un jour brillera sur nous.
Souviens-toi sans cesse
que nous avons un pays, là-bas,
très loin, que c'est vers lui
que l'âme de tout juif aspire avec ardeur.
Sur ses monts, dans ses champs délicieux
tu deviendras ce que tu voudras:
vigneron, berger, planteur, jardinier,
tu vivras paisible….
Dors ma fleur, mon fils chéri.
Darius Mihaud 1916
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Le matin, j'errais à travers les ruines antiques, dans l'après-midi, je marche dans les champs, ou pour être plus précis, sur les terres désignées pour devenir nos champs. .
Quand je vois la fureur des vagues écumant contre la ruée vers la rive et comment elles deviennent silencieuses et pacifiques à s'écraser contre le sable, je pense que notre enthousiasme et la colère n'est pas très différente. .
Comme elles roulent, elles sont puissantes et vigoureuses et quand elles touchent la côte, elles tombent en panne, elles se calment et elles commencent à jouer comme de petits enfants sur le sable doré.
Hanna Senesh ( promenade a Cesaree )
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" Bonheur "
Ne vas pas me chercher où blanchit l'aubépine,
Tu chercherais en vain, mon cœur ;
Où la vie se fait noire à l'ombre des machines,
C'est là qu'est mon bonheur.
Ne vas pas me chercher où le rossignol chante,
Tu chercherais en vain mon cœur ;
Où gémisent les voix des machines stridentes,
C'est là qu'est mon bonheur.
Ne vas pas me chercher où coulent les fontaines,
Tu chercherais en vain, mon cœur ;
Où ruissellent les pleurs de la douleur humaine,
C'est là qu'est mon bonheur.
Et si tu veux aimer d'amour grande et sincère,
Où je suis, viens, mon cœur ;
Et de ce lieu hanté par toutes les misères,
Fais le lieu du bonheur.
( Morris Rosenfeld, Poésies )
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Varsovie est-elle la ville qui a porté dans son ventre l’hydre assassin de tous les yeux bleus, de tous les petits gars a casquette qui jouaient tranquillement aux billes dans l’arriere-cour des boutiques de fourreurs, des marchands de couleurs, des tailleurs de verre, des mains larges et fortes qui sculptaient la pierre, des femmes élégantes qui portaient perruques, des hommes aux chapeaux noirs assis sur les bancs, les livres de prières a la main ? A Varsovie, l’hiver était glacial, il fallait se chauffer le corps, manger le tchoulen, les patates, la carpe farcie, le bortch, il fallait vivre avec, à côté, l’assassin qui vous regarde vivre, pourtant la même communauté, celle des vivants. Un jour, on leur signifia que leur vie devait prendre fin, qu’ils ne devaient plus faire partis de l’espèce humaine. Ainsi tous les yeux bleus, certains devenus bleus parce qu’ils avaient tant prié le ciel, étaient, sans qu’aucune main ne puisse intervenir dans le cours de leur destin, amenés a disparaître. Les bourreaux avaient pourtant le même ciel dans les yeux que celui des victimes, le même bleu. Le monde est devenu noir, tout le bleu transformé en épaisse fumée avec l’orchestre de violons qui jamais ne s’est arrêté de jouer. Plus jamais les baisers.
Tout droits réservés-Copyright L.SARAH.DUBAS/
In "Vid'Ange" Extrait publié ds "Supérieur Inconnu"2005 , revue//Roman en cours
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"Car ce n'était pas mon cœur qui était sioniste, un cœur de Juif pieux, entraîné à l'idée de retour vers la terre promise par la récitation des prières, par le culte, par des cérémonies toutes tendues vers l'espoir d'un nouvel exode, des justes et nécessaires réparations. C'était mon cerveau seul, convaincu par la réflexion sur quelque chose de très raisonnable, sur ce qui était l'essentiel dans le premier Sionisme de Herzl et que Zangwill avait espéré sauver lorsque le VIe Congrès sioniste refusa le territoire africain de l'Ouganda : c'est qu'un peuple dispersé au milieu des nations est nécessairement persécuté, se dégrade, lorsque ses membres épars au milieu de nationalités compactes ne constituent nulle part des groupes numériquement assez importants pour faire accepter leurs revendications par la voie électorale ou par la force; bref, que l'histoire montre partout : l'orgueil, l'intolérance, la cruauté des peuples contre les minorités confessionnelles ou nationales. Pour sauver un peuple de minorité, il faut donc le regrouper sur un territoire vacant s'il en existe encore, ou assez peu peuplé pour que ce peuple y constitue un groupe massif capable d'imposer aux autres groupes le respect. Mais, où que soit situé le territoire, en Afrique, en Asie, en Amérique, si une race blanche y peut vivre en travaillant, peu importe.
Ce qui est l'essentiel, c'est non la terre, mais l'homme, ses mœurs, ses traditions, ses souvenirs, ses livres, son âme. Et notre Livre, et les livres sortis de notre Livre, nous les trouvons aux quatre coins du monde, et l'âme, et le foyer des ancêtres, il est partout, avec nous, au fond de nous.
Andre Spire ( " Le Rabbin et la Sirene " )
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DEVIENS UN ARTISAN DE TON AME
Fais de ta vie une oeuvre d'art.
que chaque instant de ce présent si précieux,
soit habillé de tes plus belles pensées,
de tes actes les plus nobles.
fais de ta vie un hymne à la joie,
pénètre au plus profond de la matière
et féconde l'obscurité de pensées lumineuses,
de fleurs de pensées afin d'ensemencer monde
intérieur et extérieur.
Sème les graines de ta destinée,
d'une main heureuse,
d'une main amoureuse,
d'une main confiante, humble et généreuse.
Au travers de tes expériences terrestres,
puisses-tu faire vibrer ton âme,
telle une harpe céleste,
afin qu'elle prenne corps et s'exprime au sein
même de la Terre;
Fais de ta vie une oeuvre d'art,
et communique ton oeuvre dans la matière,
matérialise les idées célestes,
idéalise la matière terrestre.
Que chacun de tes gestes,
que chacune de tes actions, de tes pensées,
portent en eux le sceau de ton âme
et fleurissent dans l'amour de l'éternel présent.
Fais de tes rêves de lumière une réalité sans frontière,
sans préjugé ni attache.
Détache-toi du futile trop servile, et crois sans hésiter,
lentement et sûrement,
dans l'inconditionnel amour du temps, ton plus
beau présent.
...l'arbre ne peut prendre racine qu'a la Source.
brillante de clarté, jetez les yeux entre la montagne de
Sion et le temple; voyez cet autre petit peuple qui vit
séparé du reste des habitants de la cité.
épris, il baisse la tête sansse plaindre; il souffre toutes les avanies sans demanderjustice; il se laisse accabler de coups sans soupirer; on lui demande sa tête: il la présente au cimeterre.Si quelque membre de cette société proscrite vient àmourir, son compagnon ira, pendant la nuit, l'enterrerfurtivement dans la vallée de Josaphat, à l'ombre du temple de Salomon. pénétrez dans la demeure de ce peuple, vous le trouverez dans une affreuse misère,
faisant lire un livre mystèrieux à des enfants qui, à
leur tour, le feront lire à leurs enfants.
Ce qu ils faisaient il y a 5000 ans,
Ce peuple le fait encore.
Il a assisté dix- sept fois à la la ruine de Jérusalem,
et rien ne peut le décourager; rien ne peut
l'empécher de tourner ses regards vers Sion.
Quand on voit les juifs dispersés sur la terre, selon la
parole de Dieu,on est surpris sans doute; il faut voir
ces légitimes maîtres de la Judée esclaves et
étrangers dans leur propre pays; il faut les voir
attendant, sous toutes les oppressions,
un roi qui doit les délivrer.
Ecrasés par la croix qui les condamne, et qui est
plantée sur leurs têtes, cachés près du temple
dont il ne reste pas pierre sur pierre, ils
demeurent dans leur déplorable aveuglement.
Les Perses, les Grecs, les Romains ont disparu de
la terre: et un petit peuple, dont l'origine précéda
celle de ces grands peuples, existe encore sans
mélange dans les décombres de sa patrie.
Si quelque chose, parmi les nations, porte le
caractère du miracle, nous pensons que ce
caractère est ici.
"Voyage en Orient, Itinéraire de Paris à
Jérusalem et de Jérusalem à Paris"
Chateaubriand 1811
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« …L'Homme ne vit pas éternellement, il se doit de tirer profit de sa vie au maximum ...
Je ne veux pas arriver à un certain âge, regarder autour de moi et découvrir,
Soudain que je n'ai rien construit ni créé. Je ne veux pas ressembler à certains hommes
Qui grouillent et volent comme des insectes, ne faisant jamais rien,
Pris par la "routine de leur vie".
Ces hommes descendent un jour dans leur tombe en ne laissant derrière eux .
Que leurs enfants qui reviendront, à leur tour, sous cette pseudo-existence improductive.
Je dois être conscient que ce n’est pas au moment de ma mort
Que je devrais rendre compte de ma vie.
A chaque moment de ma vie, je dois pouvoir me dire :
« J’ai fait ceci et aussi cela ».
Je dois tendre en tant qu’individu vers la perfection dans ma vie ;
Et ceci non pas grâce aux autres mais uniquement grâce à moi-même :
Je suis un « monde entier".
Si je me trompe et me détourne je reviendrai et reconstruirai.
Il n’y a aucune raison que la tour que je construis autour de moi,
De ma personnalité, de mon caractère ne s’élève pas jusqu’au sommet.
La mort, C'est la seule chose qui me dérange ; elle ne me fait pas peur mais elle m’intrigue…
Elle ne m’effraie pas, car je ne donne pas beaucoup de valeur à une vie sans idéal.
Et, si je dois sacrifier ma vie pour réaliser cet idéal que je me suis fixé, je le ferai avec joie.
Yonathan Netanyahou
Les lettres de Yoni Netanyahu : Le commandant de l'opération Entebbe
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Le Sable et le Soldat ( Serge Gainsbourg )
Oui, je défendrai le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël;
Quitte à mourir pour le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël;
Je défendrai contre tout ennemi,
Le sable et la terre, qui m'étaient promis
Je défendrai le sable d'Israël,
Les villes d'Israël, le pays d'Israël;
Quitte à mourir pour le sable d'Israël,
Les villes d'Israël, le pays d'Israël;
Tous les Goliaths venus des pyramides,
Reculeront devant l'étoile de David.
Je défendrai le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël;
Quitte à mourir pour le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël;
Quitte à mourir pour le sable d'Israël,
La terre d'Israël, les enfants d'Israël;
( Serge Gainsbourg 1967 )
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Mon Dieu, mon Dieu, faites que ces choses ne prennent jamais fin,
Le sable et la mer,
La ruée des eaux,
Le fracas du ciel,
La prière de l’Homme.
(Halikha LeKesariya ("Une balade à Caesarea" Hannah Senesh 1944 )
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Bénie soit l’allumette qui se consume comme du petit bois dans la flamme.
Bénie soit la flamme qui brûle dans la forteresse secrète du cœur.
Béni soit le cœur assez robuste pour arrêter de battre pour l’honneur.
Bénie soit l’allumette qui se consume comme du petit bois dans la flamme.
Un - deux - trois... huit pieds de long
Deux enjambées, le repos est sombre...
La vie est un point d'interrogation éphémère
Un - deux - trois... peut-être une autre semaine.
Ou le mois prochain pourra me trouver encore ici,
Mais la mort, je la sens proche.
J’aurais eu 23 ans en juillet prochain.
J'ai joué à ce qui importait le plus, les dés ont roulé. J'ai perdu.
Hanna Senesh , ecrit dans sa cellule en Hongrie ,
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A mon pays
Je ne t'ai pas chantée ma terre
Et je n'ai pas orné ton nom
Par des prouesses
Par le butin des combats :
Mes mains n'ont fait que planter un arbre
Sur les rives tranquilles du Jourdain
Mes pieds n'ont fait que fouler un sentier
A travers champs.
Il est bien pauvre mon présent,
Je le sais, ma mère,
Il est bien pauvre
Le présent de ta fille :
Rien qu'un cri de joie
A la lumière de l'aube
Rien que des larmes cachées
Pour ta propre pauvreté.
( Rachel )
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Peut-être...
Peut-être les choses n'ont-elles jamais existé ?
Peut-être. . .
Jamais ne me suis-je levée à l'aube pour aller au jardin,
Y travailler à la sueur de mon front ?
Jamais pendant les journées longues et brûlantes
Des moissons,
Du haut de la gerbière chargée de foin Je n'ai fait entendre ma voix
Jamais je ne me suis trempée dans l'azur tranquille
Et la pureté de tes eaux Mon Kinereth, Oh ! mon Kinereth,
Existes-tu ? Ou l'ai-je rêvé ?
Rachel
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Moi, le troubadour ( Itsik Manguer , poeme Yiddish)
Moi, le Troubadour,
Avec le vent dans mes cheveux,
Nous sommes là, debout,
Sous les pâles lanternes de la nuit
Agitant des mouchoirs plein de sang
Pour dire adieu pour toujours
A notre malheur qui nous colle
A notre Étoile.
D'ici, nous partons vraiment,
Avant même que les blés ne soient mûrs
Avant même que les fleurs ne se soient fané.
Moi, la Troubadour,
Avec le vent dans mes cheveux,
Nous, qui avons accouché la beauté dans la cave,
Nous sommes là, debout,
Tous épuisés
Et lassés de nous-mêmes, de l'Étoile et de la chanson...
Nous partons vraiment,
Vers de sombres Torahs plus tranquilles,
Avant même que les blés ne soient mûrs
Avant même que l'avoine ne soit prête à couper.
Et peut-être, comme des statues silencieuses et bleuâtres
Dans les blafardes soirées de Septembre
Nous dresserons-nous
Dans vos recoins,
Ni vus ni connus,
Seuls...
Et nous martèlerons de nos tristes doigts
Pour vous rappeler
Que nos vies, elles, se sont fanées
Avant même que las blés ne soient mûrs
Avant même que l'avoine ne soit prête à
couper.Et soudain, vous percevrez le mot
Même le plus faible à entendre
Et vous resterez assis
Saisis, plongés dans vos pensées, comme
absents...
Tandis qu'au-dessus de vos têtes
Se brûleront des étoiles
Et d'effroi,
Vous tomberez à genoux,
Pour ceux,
Pour tous ceux
Dont les vies se sont déjà
Fanées
Avant même que les blés ne soient mûrs,
Avant même que l'avoine ne soit prête à
couper
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Quelque part (H. Leivik , poete Yiddish )
Quelque part au loin
La terre interdite s'étend
On y voit bleuir des monts argentés
Un sol vierge au loin si tentant,
En un lieu profond,
Un vaste trésor nous attend
Un vaste trésor pétri dans la terre
Enseveli au fond des temps.
Quelque part au loin
Vit un prisonnier solitaire
Et sur son front la clarté du soleil
Descend et s'éteint par mystère.
Quelque part au loin
Dans la neige une ombre se terre,
Sans pouvoir trouver jamais le chemin
Interdit qui mène à sa terre.
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Poeme de Haim Bialik , en memoire a sa mere , veille de Shabbat ...
« Ma maman, bénie soit sa mémoire, fut une sainte femme…
Le vendredi soir, au crépuscule, pas de bougie, ni de pain dans la maison. Désespérée, elle chercha partout et par miracle trouva deux petits sous. « Du pain ou des bougies ? Un grand dilemme. Elle sortit et acheta deux bougies pour la prière. Mit la nappe blanche. Changea de robe et se couvrira la tête. La gorge serrée et le cœur gros, elle se prépara à accueillir Dieu et le saint shabbat. Lorsqu’elle eut fini de bénir, une larme coula de sa joue et tomba sur l’une des bougies, qui s’éteignit.
Le shabbat demeura humilié, borgne. La pauvre femme, bouleversée, les mains levées, les yeux clos et les épaules secouées par les sanglots et l’ardeur de la prière. C’est alors que jaillit une boule de feu qui ralluma la bougie éteinte. Soudain, la maison fut emplie de lumière. Elle ouvrit les yeux et vit sept jours de clarté autour d’elle »…
Bialik ( 1873- 1934 )
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Pourquoi je suis juif,
Je suis juif, parce que, né d'Israël, et l'ayant perdu, je l'ai senti revivre en moi, plus vivant que moi-même.
Je suis juif, parce que, né d'Israël, et l'ayant retrouvé, je veux qu'il vive après moi, plus vivant qu'en moi-même.
Je suis juif, parce que la foi d'Israël n'exige de mon esprit aucune abdication.
Je suis juif, parce que la foi d'Israël réclame de mon cœur toutes les abnégations.
Je suis juif, parce qu'en tous lieux où pleure une souffrance, le juif pleure.
Je suis juif parce qu'en tous temps où crie une désespérance, le juif espère.
Je suis juif, parce que la parole d'Israël est la plus ancienne et la plus nouvelle.
Je suis juif, parce que la promesse d'Israël est la promesse universelle.
Je suis juif, parce que, pour Israël, le monde n'est pas achevé : les hommes l'achèvent.
Je suis juif, parce que, pour Israël, l'Homme n'est pas créé : les hommes le créent.
Je suis juif, parce qu'au-dessus des nations et d'Israël, Israël place l'Homme et son Unité.
Je suis juif, parce qu'au-dessus de l'Homme, image de la divine Unité, Israël place l'Unité divine, et sa divinité.
Edmond FLEG, 1928
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Chant de nourrice
Dors, ma fleur, mon fils chéri;
pendant que je balancerai ton berceau,
je vais te dire le conte de ta vie.
Je commence par te prévenir que tu es
un Hébreu, Que tu as Israël pour nom
et que c'est là ton titre de noblesse.
Ô mon chéri, quand tu seras avec des gens
étrangers à ton peuple,
ne sois pas honteux devant leurs insultes
mais responds-leur bien haut.
Oh! je te prie, sois sans peur aucune,
dis leur: <Ne suis-je pas le descendant
des saints, fils du peuple eternel,>
fils du peuple éternellement persécuté
malheureux comme point d'autre,
glorieux quand même,
car il dure, et cela depuis des siècles
et cela pour toujours.
Ne désespère point, mon fils chéri
parceque ton peuple est en exil.
Crois plutôt que le soleil de la justice
un jour brillera sur nous.
Souviens-toi sans cesse
que nous avons un pays, là-bas,
très loin, que c'est vers lui
que l'âme de tout juif aspire avec ardeur.
Sur ses monts, dans ses champs délicieux
tu deviendras ce que tu voudras:
vigneron, berger, planteur, jardinier,
tu vivras paisible….
Dors ma fleur, mon fils chéri.
Darius Mihaud 1916
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Le matin, j'errais à travers les ruines antiques, dans l'après-midi, je marche dans les champs, ou pour être plus précis, sur les terres désignées pour devenir nos champs. .
Quand je vois la fureur des vagues écumant contre la ruée vers la rive et comment elles deviennent silencieuses et pacifiques à s'écraser contre le sable, je pense que notre enthousiasme et la colère n'est pas très différente. .
Comme elles roulent, elles sont puissantes et vigoureuses et quand elles touchent la côte, elles tombent en panne, elles se calment et elles commencent à jouer comme de petits enfants sur le sable doré.
Hanna Senesh ( promenade a Cesaree )
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" Bonheur "
Ne vas pas me chercher où blanchit l'aubépine,
Tu chercherais en vain, mon cœur ;
Où la vie se fait noire à l'ombre des machines,
C'est là qu'est mon bonheur.
Ne vas pas me chercher où le rossignol chante,
Tu chercherais en vain mon cœur ;
Où gémisent les voix des machines stridentes,
C'est là qu'est mon bonheur.
Ne vas pas me chercher où coulent les fontaines,
Tu chercherais en vain, mon cœur ;
Où ruissellent les pleurs de la douleur humaine,
C'est là qu'est mon bonheur.
Et si tu veux aimer d'amour grande et sincère,
Où je suis, viens, mon cœur ;
Et de ce lieu hanté par toutes les misères,
Fais le lieu du bonheur.
( Morris Rosenfeld, Poésies )
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Varsovie est-elle la ville qui a porté dans son ventre l’hydre assassin de tous les yeux bleus, de tous les petits gars a casquette qui jouaient tranquillement aux billes dans l’arriere-cour des boutiques de fourreurs, des marchands de couleurs, des tailleurs de verre, des mains larges et fortes qui sculptaient la pierre, des femmes élégantes qui portaient perruques, des hommes aux chapeaux noirs assis sur les bancs, les livres de prières a la main ? A Varsovie, l’hiver était glacial, il fallait se chauffer le corps, manger le tchoulen, les patates, la carpe farcie, le bortch, il fallait vivre avec, à côté, l’assassin qui vous regarde vivre, pourtant la même communauté, celle des vivants. Un jour, on leur signifia que leur vie devait prendre fin, qu’ils ne devaient plus faire partis de l’espèce humaine. Ainsi tous les yeux bleus, certains devenus bleus parce qu’ils avaient tant prié le ciel, étaient, sans qu’aucune main ne puisse intervenir dans le cours de leur destin, amenés a disparaître. Les bourreaux avaient pourtant le même ciel dans les yeux que celui des victimes, le même bleu. Le monde est devenu noir, tout le bleu transformé en épaisse fumée avec l’orchestre de violons qui jamais ne s’est arrêté de jouer. Plus jamais les baisers.
Tout droits réservés-Copyright L.SARAH.DUBAS/
In "Vid'Ange" Extrait publié ds "Supérieur Inconnu"2005 , revue//Roman en cours
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"Car ce n'était pas mon cœur qui était sioniste, un cœur de Juif pieux, entraîné à l'idée de retour vers la terre promise par la récitation des prières, par le culte, par des cérémonies toutes tendues vers l'espoir d'un nouvel exode, des justes et nécessaires réparations. C'était mon cerveau seul, convaincu par la réflexion sur quelque chose de très raisonnable, sur ce qui était l'essentiel dans le premier Sionisme de Herzl et que Zangwill avait espéré sauver lorsque le VIe Congrès sioniste refusa le territoire africain de l'Ouganda : c'est qu'un peuple dispersé au milieu des nations est nécessairement persécuté, se dégrade, lorsque ses membres épars au milieu de nationalités compactes ne constituent nulle part des groupes numériquement assez importants pour faire accepter leurs revendications par la voie électorale ou par la force; bref, que l'histoire montre partout : l'orgueil, l'intolérance, la cruauté des peuples contre les minorités confessionnelles ou nationales. Pour sauver un peuple de minorité, il faut donc le regrouper sur un territoire vacant s'il en existe encore, ou assez peu peuplé pour que ce peuple y constitue un groupe massif capable d'imposer aux autres groupes le respect. Mais, où que soit situé le territoire, en Afrique, en Asie, en Amérique, si une race blanche y peut vivre en travaillant, peu importe.
Ce qui est l'essentiel, c'est non la terre, mais l'homme, ses mœurs, ses traditions, ses souvenirs, ses livres, son âme. Et notre Livre, et les livres sortis de notre Livre, nous les trouvons aux quatre coins du monde, et l'âme, et le foyer des ancêtres, il est partout, avec nous, au fond de nous.
Andre Spire ( " Le Rabbin et la Sirene " )
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DEVIENS UN ARTISAN DE TON AME
Fais de ta vie une oeuvre d'art.
que chaque instant de ce présent si précieux,
soit habillé de tes plus belles pensées,
de tes actes les plus nobles.
fais de ta vie un hymne à la joie,
pénètre au plus profond de la matière
et féconde l'obscurité de pensées lumineuses,
de fleurs de pensées afin d'ensemencer monde
intérieur et extérieur.
Sème les graines de ta destinée,
d'une main heureuse,
d'une main amoureuse,
d'une main confiante, humble et généreuse.
Au travers de tes expériences terrestres,
puisses-tu faire vibrer ton âme,
telle une harpe céleste,
afin qu'elle prenne corps et s'exprime au sein
même de la Terre;
Fais de ta vie une oeuvre d'art,
et communique ton oeuvre dans la matière,
matérialise les idées célestes,
idéalise la matière terrestre.
Que chacun de tes gestes,
que chacune de tes actions, de tes pensées,
portent en eux le sceau de ton âme
et fleurissent dans l'amour de l'éternel présent.
Fais de tes rêves de lumière une réalité sans frontière,
sans préjugé ni attache.
Détache-toi du futile trop servile, et crois sans hésiter,
lentement et sûrement,
dans l'inconditionnel amour du temps, ton plus
beau présent.
...l'arbre ne peut prendre racine qu'a la Source.
Par ROSETTA
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Publié dans : poesie juive et biblique
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